Le palladium est un élément chimique de symbole Pd et de numéro atomique 46. C’est un métal rare, brillant et blanc argenté, découvert en 1803 par William Hyde Wollaston. Il lui donna son nom en référence à l’astéroïde Pallas, lui-même nommé d’après une épithète de la déesse grecque Athéna, qu’elle aurait acquise après avoir tué Pallas.
Le palladium est un métal de transition du groupe 10, de symbole Pd et de numéro atomique 46. C'est un métal blanc argenté du groupe du platine, résistant à la chaleur et à la corrosion. Son état d'oxydation principal est +2, avec +4 dans certains complexes. Célèbre pour absorber l'hydrogène et catalyser les couplages croisés, il sert dans les catalyseurs automobiles, l'électronique et la bijouterie.
Pd + 2 Cl2 -> PdCl4
Le palladium réagit avec le chlore pour former le tétrachlorure de palladium, solide gris bleuté le plus stable des composés.
Pd + 2 HNO3(Hcl) -> PdO2 + 2 NO2 + H2O
Le palladium réagit avec l'acide nitrique et l'acide chlorhydrique, libérant du dioxyde d'azote et formant le tétraoxyde de palladium.
| Composé | Formule | Utilisation ou importance |
|---|---|---|
| Chlorure de palladium(II) | PdCl2 | Solide brun ; getter et précurseur de catalyseur |
| Tétrachlorure de palladium | PdCl4 | Solide gris bleuté ; précurseur de getter et utilisé en électroraffinage |
| Tétraoxyde de palladium | PdO2 | Solide orange ; précurseur de getter et utilisé dans l'adsorption de l'hydrogène |
Le palladium naturel possède six isotopes stables : le palladium-106 (27,3 %), le palladium-108 (26,5 %), le palladium-105 (22,3 %), le palladium-110 (11,7 %), le palladium-104 (11,1 %) et le palladium-102 (1,0 %). Le palladium-107 est légèrement radioactif, avec une demi-vie de 6,5 millions d'années.
Élément trace du groupe du platine dans la cooperite, la braggite et les minerais sulfurés de nickel-cuivre. Approvisionnement principal comme sous-produit de l'extraction du platine et du nickel en Afrique du Sud, en Russie, au Canada et aux États-Unis.
William Hyde Wollaston l'isola en 1803 à Londres à partir de résidus de platine, en le nommant d'après l'astéroïde Pallas (déesse Pallas Athéna). Découvert aux côtés du rhodium, il ouvrit la chimie des métaux du groupe du platine.
La plus grande part sert aux catalyseurs des voitures à essence et à l'électronique (contacts, connecteurs, pâtes conductrices). Les alliages d'or blanc et de bijouterie l'utilisent pour leur couleur pâle et leur résistance au ternissement ; la dentisterie et les membranes à hydrogène en prennent des parts plus faibles.
Les complexes catalysent les couplages de Suzuki, Heck et Negishi pour la synthèse de médicaments et de produits chimiques fins. Le chlorure sert à tester le monoxyde de carbone et catalyse l'oxydation de Wacker ; les membranes purifient l'hydrogène.
Le palladium n'est pas essentiel ; le métal a une faible toxicité, mais les sels solubles et les poussières fines irritent la peau, les yeux et les voies respiratoires et peuvent sensibiliser certaines personnes.
Le métal est stable, pourtant les composés inorganiques de palladium, les brouillards de placage et les poussières de catalyseur nécessitent une ventilation, des gants et une protection oculaire. La poudre peut être inflammable lorsqu'elle est très divisée.
L'empreinte minière est importante ; le métal est persistant mais inerte. Sa forte valeur entraîne un recyclage intense des catalyseurs automobiles usagés et des déchets électroniques.
L'hydrogène se dissocie à sa surface et les atomes s'insèrent dans les interstices du réseau, gonflant le métal de façon réversible jusqu'à environ 900 volumes. L'absorption dépend de la pression, de la température et de l'alliage.
Il catalyse les couplages carbone-carbone et carbone-azote (Suzuki, Heck, Negishi) assemblant des charpentes complexes de médicaments à partir de pièces simples. Utilisé catalytiquement, mais les résidus doivent être éliminés.
Conducteur, stable et plaquable en couches minces pour les contacts, les connecteurs et les électrodes de condensateurs céramique multicouches. La conception pèse le coût, la disponibilité et la substitution.
L'extraction concentrée et la demande dominante des catalyseurs automobiles face aux délais de recyclage font osciller le prix. Les règles d'émission, la substitution par le platine et le stockage amplifient les mouvements.
Les membranes denses ne laissent passer que l'hydrogène : les molécules se scindent à la surface, les atomes diffusent à travers, se recombinent au-delà, tandis que les autres gaz sont bloqués. Cela donne un H2 très pur pour l'industrie.
Allié à l'or, il donne une couleur naturellement pâle ainsi qu'une résistance à la corrosion et une dureté, contrairement à un placage superficiel de rhodium. La composition ajuste la teinte, l'aptitude au travail et le prix.
L'absorption et la catalyse conviennent aux membranes, aux capteurs et aux étapes électrochimiques autour de la production et de l'utilisation de l'hydrogène. Le coût et l'empoisonnement poussent la recherche vers des couches plus minces et des alliages.
Principales sources consultées : PubChem, Royal Society of Chemistry, NIST, IUPAC. Dernière révision : novembre 2026.