Le niobium, anciennement appelé colombium, est un élément chimique de symbole Nb (anciennement Cb) et de numéro atomique 41. C’est un métal de transition gris, mou et ductile. On le trouve principalement dans la pyrochlore, qui constitue sa principale source commerciale, ainsi que dans la columbite. Son nom provient de Niobé, personnage de la mythologie grecque, fille de Tantale. Il fait référence à la ressemblance chimique entre le niobium et le tantale.
Le niobium est un métal de transition du groupe 5, de symbole Nb et de numéro atomique 41. C'est un métal dur gris argenté, résistant à la corrosion, à point de fusion élevé (2477 C). Son état d'oxydation le plus stable est +5, avec +3 et +4 dans d'autres phases. Sa chimie ressemble à celle du tantale, avec lequel il coexiste.
2 Nb + 5 Cl2 -> 2 NbCl5
Le niobium réagit avec le chlore en formant le pentachlorure de niobium, solide blanc qui est le composé le plus stable et qui est utilisé dans la recherche sur les surfaces de nickel.
Nb2O5 + 2 NaOH + H2O -> 2 NaNbO3
Le pentoxyde de niobium réagit avec une base forte en formant le niobate de sodium, montrant le caractère amphotère du niobium en milieu basique.
| Composé | Formule | Utilisation ou importance |
|---|---|---|
| Pentoxyde de niobium | Nb2O5 | Solide blanc ; précurseur de composés et catalyseur |
| Chlorure de niobium(V) | NbCl5 | Solide blanc ; getter et précurseur d'oxydant |
| Fluorure de niobium | NbF5 | Solide blanc ; utilisé dans les réactifs de surface de nickel et dans les étapes de purification |
Le niobium naturel est un isotope stable unique : le niobium-93 (100 %). Les radioisotopes comprennent le niobium-92, le plus longévif avec une demi-vie de 34,8 millions d'années, traceur des processus du système solaire primitif.
Élément trace de la croûte (environ 20 ppm) dans la columbite-tantalite et le pyrochlore. Le Brésil détient la majorité des réserves, suivi du Canada ; la production est centrée au Brésil. Il est extrait avec le tantale et séparé par extraction liquide-liquide.
Charles Hatchett le trouva en 1801 dans un minéral du Connecticut et le nomma columbium. Heinrich Rose montra en 1844 que la columbite contenait deux métaux : le niobium et le tantale. Nommé d'après Niobé de la mythologie grecque, fille de Tantale, écho de son lien avec le tantale. Le nom columbium persista dans l'usage américain pendant des décennies.
L'usage principal est les aciers à haute résistance et faible teneur en alliage : de minuscules additions de niobium affinent le grain et augmentent la résistance pour les pipelines, les structures et les voitures. Il renforce aussi les superalliages pour l'aérospatiale et fabrique les supraconducteurs NbTi et Nb3Sn pour les scanners IRM et les aimants de recherche.
Le pentoxyde alimente le fil supraconducteur, les revêtements optiques, les condensateurs et les catalyseurs pour les plastiques. Les niobates servent aux piézoélectriques et aux lentilles ; les carbures durcissent les aciers à outils.
Le niobium n'est pas essentiel et sa toxicité est faible. Les composés inorganiques peuvent irriter s'ils sont inhalés ou ingérés en quantité. Les implants utilisent le niobium pour son inertie, mais les poudres nécessitent un contrôle des poussières.
Le métal est stable et non toxique en masse ; la poussière irrite la peau, les yeux et les voies respiratoires. Les précurseurs fluorure et chlorure sont corrosifs. Une ventilation et une protection respiratoire sont recommandées en métallurgie des poudres.
L'extraction du pyrochlore et de la columbite doit gérer les terres, les résidus et la radioactivité associée. Les usages durables en acier et en aimants ainsi que le recyclage des déchets et des aimants limitent la demande de matière première.
La plupart des scanners IRM utilisent des bobines supraconductrices en niobium-titane refroidies à l'hélium. La supraconductivité permet à d'énormes courants stables de circuler sans résistance, créant le champ uniforme dont l'imagerie a besoin. Le niobium fait partie du fil, pas de l'ensemble de l'aimant.
Un point de fusion élevé et des alliages pour les services à chaud conviennent aux pièces de propulsion. Mais à haute température il réagit avec les gaz de l'air, donc il faut des revêtements protecteurs ou des atmosphères contrôlées. L'usage est réservé là où les performances justifient le coût et la complexité.
Il apparaît dans des alliages métalliques et des composés complexes, permettant aux chercheurs de tester comment la composition et la structure déterminent la supraconductivité. Certains matériaux au niobium combinent de bonnes performances avec la fabrication de fil ou de couches minces, recherchant une température et un champ critiques plus élevés.
Ils partagent la taille, la chimie +5 et les mêmes minerais, voyageant ensemble à travers la chimie. L'industrie utilise l'extraction sélective par solvant pour les séparer. La mythologie a saisi le couple : Niobé, fille de Tantale, d'où niobium à côté de tantale.
Il forme des carbures et des nitrures très fins qui bloquent les joints de grains. Cela affine la microstructure et augmente la résistance sans beaucoup de carbone supplémentaire. Les aciers microalliés servent aux pipelines, aux structures et aux véhicules ; le laminage et le traitement thermique déterminent le gain.
Le niobium et ses oxydes peuvent former des couches diélectriques séparant les parties conductrices pour stocker la charge. Les condensateurs au niobium ont été étudiés comme alternatives au tantale, mais leur adoption dépend de la taille, de la stabilité, des pertes et du coût.
Dans certains aciers inoxydables, il fixe préférentiellement le carbone, limitant les carbures de chrome aux joints de grains pendant le traitement thermique. Cela aide à conserver la résistance à la corrosion intergranulaire. Le résultat dépend de la composition et de l'historique thermique.
Principales sources consultées : PubChem, Royal Society of Chemistry, NIST, IUPAC. Dernière révision : novembre 2026.